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Podcasts
et créations sonores

L'incertitude de la parole

Documentaire sonore – 43 min – 2020 – production Diopside & RTBF

– Lauréat de la Bourse Gulliver SCAM/SACD France-Belgique
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Le bégaiement n’est pas un trouble du langage, c’est un trouble de la communication qui arrive chez des personnes qui savent très bien parler. Les personnes qui bégaient nous pose malgré elles une énigme : qu’est-ce que communiquer veut dire ? En prenant comme point de départ ce trouble encore mal connu, ce documentaire explore les mystères de la relation humaine et du langage pour le ré-enchanter et se surprendre à l’écouter de nouveau.

L’Incertitude de la parole, un documentaire réalisé par Grégoire Terrier
Ecrit par Chloé Belloc et Grégoire Terrier
Montage Grégoire Terrier
Mixage Pierre Devalet
Composition musicale Grégoire Terrier
Improvisation vocale Leila Martial

Merci à Anne-Marie Simon, William Chifflet, Henny Bijleweld, Cécile Couvignou, et le groupe de parole de Montrouge, Julie Gainet et Catherine Robin.

Trouble

Composition electroacoustique – 10min – Octophonie – 2020

- Lauréat du Concours Métamorphose de Musique & recherche –

Le bégaiement n’est pas un trouble du langage, c’est un trouble de la communication qui arrive chez des personnes qui savent très bien parler. Encore mystérieux, le bégaiement questionne aussi notre rapport aux autres et à la communication
En prenant comme matériaux de départ des interviews de personnes bègues et de thérapeutes, je cherche à explorer ici la tension constante qui existe dans le corps et l’esprit des personnes attente de ce trouble. Qu’elles nous fassent rire, sourire ou souffrir, les personnes qui bégaient ne laisse pas indifférent car sans le vouloir, elles désordonnent et bouleversent la langue. En en changeant le rythme – avec ses balbutiements, ses allongements et ses hésitations – elles en bouleversent aussi le sens et deviennent créatrices d’une musique nouvelle.


Avec les voix de William Chifflet,  Anne-Marie Simon, Henny Bijleweld, Cécile Couvignou et le groupe de parole de Montrouge, Linda Ohla, Grégoire Terrier.

De la relation

Réalisée par Grégoire Terrier et Chloé Belloc avec la collaboration de Sarah Mallegol, Denis Fiçek et Martin Genet – 20 min /

Présenté à l’exposition Intimacy au 6B, Saint Denis en 2016

Entre paroles intimes et bruits du corps, peaux, coeurs, bouches, rires, confidences, hésitations et silence, nous cherchons à entendre ce qui fait la relation, à en écouter la composition.

 

Quadrivium

Composition expérimentale – 6min – Stéréo – 2018

– Lauréat du Concours Banc d’Essai de l’INA GRM –

Le Quadrivium fait partie des sept arts libéraux du Moyen Âge. Ces « quatre voies » (quadrivium) qui servent à comprendre l’architecture du monde traitent, toutes, du nombre : l’arithmétique, la géométrie (étude du nombre dans l’espace), la musique (étude du nombre dans le temps) et, enfin, l’astronomie (étude du nombre dans l’espace et dans le temps). Aujourd’hui, grâce aux acousmoniums, nous déplaçons les objets sonores dans l’espace tels des objets célestes, prolongeant peut- être le dialogue entre musique et astronomie.
À partir de cette inspiration, j’ai souhaité créer une « musique électronique venue du Moyen Âge », une atmosphère anachronique propice à l’étude de la science et du sacré. La composition fait entendre le silence d’une prière, entrecoupé de résonances métalliques et vocales. Un esprit ancien semble flotter au loin. Des bourdons apparaissent, laissant entrevoir peu à peu une modalité harmonique. La matière se densifie, des fragments de métal s’alourdissent puis se volatilisent, laissant apparaître une trace de bruit blanc.

La Blessure Sacrée

Composition electroacoustique – 13min – Stéréo – 2020

J’habite une blessure sacrée
J’habite des ancêtres imaginaires
J’habite un vouloir obscur
J’habite un long silence

(Aimé Césaire, La blessure sacrée)

La Blessure Sacrée dont parle le poète Aimé Césaire, c’est l’esclavage. Interroger cette histoire – commune à tous les peuples du monde depuis des siècles – c’est interroger notre histoire personnelle. Quels enseignements pouvons-nous tirer de l’esclavage ? Le poète et philosophe Edouard Glissant nous en propose un avec son concept de créolisation. « La créolisation, c’est un métissage d’arts, de cultures ou de langages qui produit de l’inattendu. C’est une façon de se transformer de façon continue sans se perdre. C’est un espace où la dispersion permet de se rassembler. »  Le premier exemple de créolisation est celui de la culture créole des caraïbes, issue de la rencontre de peuples africains, européens et indiens. Une culture ni blanche ni noire, mais blanche et noire à la fois, qui contient les spécificités des trois cultures tout en étant quelque chose de neuf, d’inédit.
Dans cette proposition musicale, il s’agit de donner à ressentir cette sensation de créolisation, par la rencontre de la musique électro-acoustique et des rythmes antillais. Cette pièce met en avant les percussions – joué par Alexis Bossard – et des voix chantées et scandés.
L’oeuvre est divisée en quatre tableaux : Prémonition – Déportation – Reconstruction – Créolisation